Discothèque Le Smile Club : incontournable des soirées lilloises

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Parfois l’humanité rencontre des phénomènes quelque peu inexpliqués : le Big-Bang, les pyramides égyptiennes, les frères Bogdanov… et le Smile Club. Dans la jungle des sept discothèques du quartier Masséna-Solférino, le Smile est sans doute la boîte de nuit la plus fréquentée et la plus populaire. Pourtant, le club lillois est souvent décrié pour diverses raisons. Un succès paradoxal que la rédaction de Campus ESJ a cherché à décrypter.

Le Smile n’a pas toujours été le Smile. Avant de devenir le QG estudiantin qu’il est, cet incontournable de la vie nocturne lilloise s’intitulait le Snooker. Un endroit où l’on pouvait trouver un bar-pub et une salle de billard avec 24 tables américaines et snookers, d’où son appellation. Il y avait même 3 écrans géants pour les retransmissions de matchs, ainsi que des soirées à thèmes le week-end. Le soir, les pistes de danses se chargeaient de monde et d’ambiance. L’établissement jouait donc sur deux tableaux, celui du bar branché et de la discothèque. Quelques années plus tard, le propriétaire du Snooker changeait le nom des lieux en Palace Café, mais l’ambiance y restait la même. C’est en 2009 que le Palace Café est vendu et devient Le Smile Club. La boîte de nuit continue avec un public plus étudiant et se retrouve résident à l’étage, dans un style très généraliste (disco, funk, 80’s, rock, pop…).

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Avant de devenir Le Smile Club en 2009, la discothèque s’appelait Le Palace Café. L’agencement, l’ambiance et le public étaient différents, mais la fête était déjà au rendez-vous.

Aujourd’hui, aux yeux de nombreux fêtards, le Smile est un lieu de pèlerinage obligatoire pour tout étudiant de passage ou résidant à Lille. Désormais, la boîte dispose même de 3 salles, 3 bars, et donc 3 ambiances. La Underground Room au rez-de-chaussée, où électro et house sont de mises. A l’étage trône la Vintage Room où s’enchaine les sonorités des années 70’s à nos jours, où « Borne To Be Alive » de Patrick Hernandez côtoie « Les Lacs de Connemara » de Michel Sardou. Un étage qui fait la force de la discothèque lilloise, et qui explique peut-être à elle seule son succès. Enfin, sur la terrasse au deuxième étage, on trouve la Minimal Room, un petit lounge bar à l’ambiance plus cosy. Idéal pour un public un peu plus âgé, ou pour les dragueurs qui souhaitent conclure avec leur plus ou moins jolie « conquête ». En fonction de l’affluence et des soirées, certains étages sont fermés, et notamment la Minimal Room.

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Le Smile est le lieu idéal des soirées conviviales entre amis et étudiants. L’étage « années 80 » fait toujours un tabac !

Le Smile affiche complet du jeudi au samedi soir, et la boîte jouit d’une réputation « cool ». Ni une boîte hype à la house soignée, ni une boîte de flambeurs – très loin de là – le Smile s’impose comme le club convivial où il fait bon d’aller « faire les fous entre potes » après un début de soirée endiablé. Toutefois, le club lillois est souvent décrié pour diverses raisons : consommations hors-de-prix, musique commerciale et ringarde, playlist inchangée, videurs désagréables, bagarres occasionnelles à l’entrée du club, piste de danse surpeuplée… Peu reluisant de prime abord. On peut notamment lire des avis mitigés sur la page Facebook du club : « Avant, je venais quasiment une semaine sur deux le samedi avec des amis, mais musicalement c’est à perte depuis quelques temps. Direction Le Network ! » (Marine, le 18/11/15) ou encore « Déçue. Première et dernière fois que je viens. Traités et jetés comme des malpropres par les vigiles à cause d’un sérieux manque de communication entre eux. Ils sont très contradictoires dans ce qu’ils disent et n’ont aucun respect ! » (Marika, le 8/11/15).

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Aux yeux de certains étudiants, les videurs du Smile Club ne sont pas des plus agréables.

Force est de constater que l’ambiance amicale et sereine du Smile Club résiste à ces points négatifs, qui dépendent bien souvent de l’appréciation de chacun. De même, la gratuité de l’entrée au Smile et son emplacement idéal constituent sa force. A chaque discothèque son public, et le Smile s’est imposé comme la discothèque de référence à Lille pour les étudiants et autres 18-25 ans. Situé entre le club Seven Heaven destiné à un public plus jeune et l’Entrepôt à un public plus âgé, le Smile a encore de belles nuits devant lui.

Mathias, Ophélie et Yann, trois étudiants lillois, fréquentent le Smile Club. Ils ont des avis différents sur la discothèque.

L’avis des étudiants sur le Smile :

Mathias, 24 ans :  « J’ai connu le Smile par des étudiants de mon école, ils m’ont dit que c’était une des plus grosses boîtes de nuit de Lille. Je ne suis pas encore un habitué, mais j’y vais assez souvent. Les boîtes à Lille ne sont pas terribles, mais quitte à choisir, je préfère le Smile. C’est le club le plus posé, le plus simple, et le plus cool. La musique, et surtout l’étage années 80, me plait beaucoup. C’est fédérateur, l’ambiance est bon enfant. Cela dit, je trouve que la musique ne se diversifie pas assez, on en a vite marre d’entendre les mêmes. Puis, le prix des consommations est excessif  ! »

Ophélie, 18 ans : « On m’avait dit que le Smile était plutôt sympa, avec les différents étages, les différentes « ambiances ». Et pour le coup, c’est l’avantage du Smile, tu peux passer d’une ambiance à l’autre selon ton humeur. Aujourd’hui, on peut dire que je suis une habituée du Smile puisque lorsque je sors, notamment le jeudi soir, j’y fais obligatoirement un tour. Il m’arrive même d’y revenir plusieurs fois dans la même soirée ! Je dirais que ma boîte préférée est le Seven, car elle correspond plus à mes goûts musicaux. Le Smile arrive en deuxième de très près !  »

Yann, 23 ans : « A force d’y aller, je ne vois plus trop d’avantages au Smile, on s’en lasse rapidement. Après, il faut reconnaitre que l’on rentre facilement et que l’entrée est gratuite. Les différents étages et les deux fumoirs sont agréables aussi. Le gros point noir de cette discothèque, c’est la musique. Elle ne varie pas assez, et la musique des années 80 est assez ringarde, c’est marrant entre amis mais ce n’est pas ce que j’aime, ce n’est pas mon univers. Il n’y a jamais de hip-hop par exemple ! Puis, au Smile, les videurs font vraiment rentrer n’importe qui. Le Magazine Club, par exemple, est plus sélectif sur la clientèle, c’est un aspect que je préfère. Personnellement, je préfère le Magazine, les lieux sont mieux agencés, la musique est meilleure. »

En bonus, le poème des étudiants de l’EDHEC dans le guide Le Ch’ti à propos du Smile. Un poème qui résume finalement bien cet établissement.

« Ô toi mon Smile !
Dès notre première rencontre, j’ai senti que quelque chose allait se créer,
Dans tes trois salles je suis passé,
Chaque fois tu te métamorphosais,
Du rez-de-chaussée teinté de house au deuxième étage à l’ambiance plus posée,
C’est finalement sur le rythme des années 70-80 que je me suis déchainé,
Cette histoire a bien duré,
Mais j’ai commencé à me lasser avec ta playlist inchangée,
Alors certes je reviens volontiers,
Mais il faudra penser à te renouveler
».

Notes de la rédaction : Interrogé, le personnel du Smile Club n’a pas souhaité nous répondre. Le Smile Club recrute des serveurs. Pour postuler, envoyez votre candidature à l’adresse info@smileclub.fr. La consommation d’alcool et de tabac nuit à la santé… tout comme l’abus de discothèque nuit gravement à votre réussite scolaire, surtout en période d’examens. =)

Info Smile Club :
3, rue Ernest Deconynck (métro : arrêt République Beaux-Arts)
Lille 59800
Entrée gratuite (vestiaires et consos payantes)
Tél : 03.20.57.04.16
Site : http://www.smileclub-lille.com/
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/smileclub.lille.1
Horaires : du mardi au samedi et veilles de fêtes de 23h à l’aube
Réservation soirées privées : info@smileclub.fr

Article de Cédric Rémia

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