E-Sport : Quand le jeu vidéo devient une compétition

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Il existe à Lille un bar atypique, le Meltdown, qui a la particularité d’être consacré à la pratique et à la diffusion de compétitions de jeux vidéo. Ouvert depuis treize mois, ce bar e-sport a trouvé sa petite communauté d’adeptes. Le Meltdown est en fait une franchise née à Paris qui compte plusieurs établissements dans de grandes villes françaises mais aussi dans plusieurs pays européens et même outre-Atlantique. Le bar de Lille, situé rue du Faisan, est équipé de plusieurs ordinateurs, de consoles et d’écrans pour la diffusion des compétitions. Autre particularité, le Meltdown propose une carte de cocktails dont les noms font référence au jeu vidéo.

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Créer une véritable communauté

Matthias et Tom accueillent de nombreux joueurs autour d’événements hebdomadaires sur des licences comme League of Legend (abrégé en LoL), Starcraft, ou encore Heartstone. Ces différents jeux font partie de ceux qui connaissent aujourd’hui un véritable engouement du point de vue du développement de l’e-sport. Les clients ont déjà leurs petites habitudes et un planning est organisé chaque semaine avec des soirées thématiques. «En ce moment, on est sur une période League of Legend avec les mondiaux, puis en novembre ça sera au tour de Starcraft II. L’année prochaine, il y a beaucoup de grosses sorties attendues, notamment le prochain Street Fighter. On essaie aussi de mettre en avant d’autres jeux sur lesquels il existe aussi une scène e-sportive », explique Thomas.

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L’e-sport, une activité en pleine explosion

En six ans, un jeu comme LoL est parvenu à réunir des millions de joueurs dans le monde mais surtout à attirer des millions de spectateurs autour de son aspect compétitif. Depuis le début du mois, les mondiaux se tiennent en Europe. La compétition est organisée par l’éditeur du jeu, Riot Games qui se targue d’avoir réuni 32 millions de spectateurs pour l’édition précédente. Le Meltdown diffuse la compétition par le biais de chaînes spécialisées qui n’existent que sur Internet comme Ogaming TV.  « Avec le début des quarts de finale, le public va venir de plus en plus nombreux. Pour la finale, une heure avant le début ça sera impossible de rentrer dans le bar. Cette année il y a deux équipes européennes qui sont très performantes. La domination asiatique est remise en question, les Européens et les Américains peuvent tirer leur épingle du jeu. » précise Thomas.
À l’image du sport « classique », l’e-sport a ses commentateurs spécialisés, ses joueurs vedettes, et des structures professionnelles. Sur certaines licences, les compétiteurs sont des professionnels, rémunérés et qui s’entraînent des dizaines d’heures par semaine. La carrière d’un joueur est cependant très courte, deux-trois ans en moyenne.

 Article, photos et vidéo d’Etienne Meyer-Vacherand

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